Il y a quelque chose d’inquiétant à avancer dans un donjon sombre sans savoir ce qui vous attend au prochain tournant. Prisoner of the Dungeon sur Woko Games vous place tout de suite dans cette situation. Vous incarnez un prisonnier qui cherche une sortie, avec une barre de vie qui peut descendre assez vite après une mauvaise décision.
Vous vous déplacez dans le donjon avec les flèches affichées à l’écran. La vue reste centrée sur le couloir devant vous, donc vous ne voyez jamais le parcours complet. J’aime cette incertitude. Entrer dans un nouveau passage ressemble toujours à un petit risque, car vous ne savez pas ce qui va apparaître ensuite.
La nourriture devient étonnamment importante dès que votre santé commence à baisser. Les fruits donnent des points et restaurent un peu de vie, tandis que les cœurs en rendent davantage. Au début, je regardais surtout le score. Après avoir perdu un peu de santé, chaque objet de soin est soudain devenu beaucoup plus précieux.
Les monstres sont ce qu’il faut vraiment éviter. Les toucher fait baisser votre vie, et lorsque la barre rouge est vide, la partie se termine. Se déplacer au hasard n’est donc pas une très bonne idée. Parfois, continuer tout droit semble valoir le risque. D’autres fois, voir un danger devant vous donne immédiatement envie d’avoir choisi un autre chemin.
Le score apparaît dans un coin en bas de l’écran et continue d’augmenter pendant votre progression. J’ai commencé à le surveiller davantage après avoir survécu un moment. Une partie peut commencer calmement, puis devenir très tendue dès que votre santé est basse et qu’aucun objet utile n’apparaît.
Le donjon possède aussi un style visuel étrange que j’ai fini par apprécier. Les murs sombres sont couverts de couleurs rouges, bleues, violettes et orange avec un effet de glitch, comme si tout l’endroit était en train de buguer. Cela ne ressemble pas à un donjon médiéval classique, et c’est justement ce qui fonctionne. Ces couleurs déformées rendent les couloirs encore moins accueillants.
Il n’y a pas grand-chose à apprendre avant de jouer. Pas d’écran d’amélioration, pas de longue introduction et pas de commandes compliquées. Avancez, ramassez les objets utiles, évitez les monstres et essayez de rester en vie tout en cherchant la sortie.
Après un moment, chaque tournant commence à ressembler à un petit pari. Il y aura peut-être un fruit. Peut-être un cœur. Peut-être quelque chose qui enlèvera encore une partie de votre vie. C’est ce que j’aime le plus dans Prisoner of the Dungeon : le jeu arrive à créer pas mal de tension avec seulement un couloir sombre et une barre rouge qui diminue.






